Encore un petit tour et puis s’en iront…

A l’issue du premier tour des élections municipales et communautaires de Riom, on ne peut que constater l’ampleur de la tâche qui resterait à accomplir pour espérer conserver la ville à gauche. L’abstention à gauche n’a pas été aussi importante qu’annoncé, ce qui a empêché M. Pécoul d’emporter l’élection dès le premier tour. C’est au Front de Gauche que nous devons cette dernière chance de mobiliser les électeurs pour défendre les valeurs de solidarité, d’égalité, les services publics, etc.

La liste Place au Peuple a donc accepté, sur le principe, d’engager ses forces pour relever ce défi, au nom des valeurs du Front de Gauche. Nous étions prêts à nous investir à nouveau, pour convaincre tous les électeurs de gauche de nous aider, y compris ceux qui n’ont pas voté au premier tour.

Manifestement, la liste conduite par Mme Chiesa n’avait pas les mêmes objectifs. Elle a fait le choix d’une ultime et vaine bataille d’appareils, par son refus que les électeurs de la liste Place au Peuple soient représentés à raison de ce qu’ils comptent parmi les électeurs de gauche. Elle a fait le choix de conserver son cap, celui du gouvernement, de l’austérité, des convictions molles et des engagements de pure forme. Pire encore, c’est en partie par la voix de nos anciens camarades, ayant rejoint dès le premier tour la liste de Mme Chiesa, que nous avons appris l’affront qu’ils font aux électeurs du Front de Gauche. Sans doute le font-ils pour se convaincre que leur choix initial était le bon et qu’aucun accord satisfaisant de deuxième tour ne saurait exister. Démonstration d’autant plus facile à faire qu’ils se chargent eux-mêmes de provoquer l’échec des discussions. De toutes ces querelles intestines, et vaines puisqu’elles misent sur l’échec de la gauche, les électeurs n’ont que faire. Ils avaient besoin d’une mobilisation, d’un rassemblement sur les valeurs cardinales de la gauche. Ils avaient besoin que chaque composante soit respectée à la hauteur de ce qu’elle représente, ni plus, ni moins. Cela n’aura pas lieu. L’équipe de Mme Chiesa, en premier lieu sa composante communiste, préfère fantasmer sur la justesse de ses choix, sur le score qu’ils n’ont pas atteint, et marche imperturbablement vers la défaite.
Ils ont failli tout perdre dès le premier tour. Nous leur avons offert une seconde chance. Ils l’ont refusée. Pourquoi ? Autant demander à une autruche pourquoi elle s’enfouit la tête dans le sable quand le lion bondit.

Franck Lebas

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