Réponse à André Chassaigne

Gérard Exbrayat, colistier de Place au Peuple, répond point par point au tract qu’André Chassaigne a diffusé entre les deux tours de l’élection municipale et communautaire de Riom après l’échec des négociations visant à fusionner les deux listes de gauche.


 à André Chassaigne

Monsieur le président du groupe des députés du Front de Gauche à l’Assemblée Nationale,

C’est avec émotion, mais sans états d’âme, que je t’adresse réponse à cette singulière leçon de démocratie et de citoyenneté, ô combien infamante à mon endroit et à celui de mes camarades de la liste du Front de Gauche à Riom, Place au Peuple, lors des élections municipales de mars 2014. Ceci au lendemain de la réunion publique animée par la liste Riom pour tous et après bien des lectures de ton courrier prosaïque, non démuni de sectarisme pour des raisons dont je suis loin d’ignorer les substances : le carriérisme politique, national ou local, ayant pignon sur rue ; ce sont les citoyens qui en sont les victimes d’hier, d’aujourd’hui et peut-être de demain.

Je n’ai pas de leçons à recevoir concernant la gestion des services publics. C’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Quant à l’insécurité, les politiques de droite ou socialistes en sont directement responsables. Rien n’a été mis en œuvre pour en désamorcer l’escalade. La pauvreté et la précarité n’y sont pas étrangères. Quant à la défense des services publics, es-tu au courant de l’état de santé de notre Hôpital ? Je te rappelle que nous seuls, la liste du Front de Gauche Place au Peuple, à en avoir dénoncé la situation par une pétition et un tract lors de la campagne électorale.

Les négociations qui auraient dû conclure à un accord avec la liste Riom pour tous n’ont été qu’une parodie. Le fait de calquer les situations de Riom et de Clermont était parfaitement irréaliste ; les chiffres parlaient d’eux-mêmes. Tout nous a été refusé, même le bon sens (un navire en détresse qui refuse assistance, cela s’appelle sabordage).

Considérant que ce qui s’énonce bien se lit clairement, je te retranscris une phrase de notre journal de campagne : « Au deuxième tour, nous appellerons à battre la droite. AVEC NOUS, Riom restera à gauche mais avec des élus représentatifs d’une gauche qui ne renonce pas à ses valeurs ».

Il semble que la politique politicienne ait besoin de littérature pour assoir son pouvoir. Le lyrisme n’est pas notre cheval de bataille. Le réalisme est malheureusement une valeur sûre pour ceux qui sont au bord chemin – la politique n’est pas un jeu. Les désaccords n’en sont pas les règles, mais si la politique est un jeu pour toi, sur l’échiquier tu es mat.

L’engagement de maintenir et de développer les services publics ? Quel programme ! La privatisation partielle, jusqu’à la fermeture programmée de notre Hôpital. Quelle démonstration de courage !!!

Les Riomoises et Riomois avaient besoin d’une gauche renouvelée, c’est exact au moins pour 9,83 % des électeurs. Message qui n’a pas été entendu par la liste Riom pour tous : l’échec de la solidarité renforcée, le PS et le PC locaux en sont responsables. Les refus du dialogue, le sectarisme et le carriérisme n’ont jamais été les bases de la démocratie.

Je fonde tout de même l’espoir que dans 6 ans la concertation et le respect, et enfin une vraie gauche, redonneront aux Riomoises et Riomois une équipe municipale digne d’affirmer que la politique de la ville, c’est l’Humain d’abord.

Bien à toi, camarade,

Gérard Exbrayat, colistier de Place au Peuple

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