Être ou ne pas être une opposition de gauche

Ces derniers temps, André Chassaigne n’a pas hésité à mouiller la chemise pour expliquer qu’en étant trop intransigeant et trop critique par rapport au Parti Socialiste, nous ferions le jeu de la droite et même de l’extrême droite. On peut se demander si le meilleur moyen d’aider la gauche était d’invectiver et de calomnier de la sorte les soutiens et les électeurs de la liste Place au Peuple à Riom.

Ce qui est sûr, c’est que notre Dédé national a encore du boulot. Pas plus tard qu’aujourd’hui (2 avril), un certain Olivier Dardigolles, porte parole du PCF, vient de déclarer qu’il « va falloir entrer en opposition très ferme ». Pire encore, Pierre Laurent interprète la réponse de Hollande comme « un abus de pouvoir », un « coup de force », « un choix de désaveux et de mépris ». Il appellerait même à « une relève de la gauche », ce qui, on en conviendra, n’est pas très aimable pour les amis socialistes d’André Chassaigne.

Lors de la dernière grande manifestation nationale du Front de Gauche comme lors du meeting régional du Front de Gauche qui y appelait, André Chassaigne s’était, au dernier moment, fait porter pâle. Nous espérons de tout cœur que pour celle du 12 Avril il aura retrouvé la forme… et le plein usage de l’oreille gauche.

Francis Vergne

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