Dialogue avec le CDIPH

CDIPHLe Collectif Départemental pour l’Inclusion des Personnes en situation de Handicap (CDIPH), interpelle les candidates et candidats républicains à l’élection départementale, sur le sujet de la prise en compte des situations de handicap par les pouvoirs publics.

Voici la lettre de Jean-Claude Montagne, coordinateur du CDIPH.

Lidia LEBAS et Francis VERGNE répondent :

Chers amis,

Nous avons pris connaissance avec beaucoup d’intérêt de la contribution que vous avez bien voulu nous adresser au nom du Comité départemental pour l’inclusion des personnes en situation de handicap. Nous partageons le constat selon lequel les avancées ne doivent pas cacher qu’il reste encore beaucoup à faire pour favoriser « la pleine participation des personnes en situation de handicap à tous les actes de la vie pour une société inclusive ». Nous estimons positives et pertinentes vos pistes et propositions d’amélioration. Les interventions des élus du Front de Gauche au Conseil général répondent à ces préoccupations et montrent, en ce domaine comme en d’autres, combien ils ont à cœur de faire se rejoindre la parole et les actes. C’est avec le même état d’esprit que nous nous engageons à poursuivre et développer cette action.

Nous pensons qu’il est dans notre rôle de citoyens engagés de souligner que les objectifs avancés et que nous partageons doivent être mis en relation avec les moyens financiers et humains qui permettent de les faire aboutir concrètement. Nous ne pouvons donc que pointer les difficultés prévisibles que risque de connaître l’Assemblée départementale dans ses actions en faveur des personnes en situation de handicap du fait des coupes budgétaires qui découlent des orientations prises par le gouvernement. Nous regrettons le silence et l’impasse faits trop souvent sur ce point essentiel.

Sans doute n’avons-nous pas à ce jour de visibilité réelle sur ce que les « économies » présentes et à venir peuvent engendrer. Il reste que, comme dans les autres secteurs du social, les établissements accueillant des publics porteurs de handicap ont tout lieu d’être inquiets. Élus, nous nous engageons à être particulièrement vigilants pour qu’ils disposent des moyens d’embaucher les personnels – stables et correctement formés – nécessaires à leur bon fonctionnement.

Nous souhaitons également souligner que si la loi du 11 février 2005 a bien confié aux départements la cogestion avec l’État des maisons du handicap guichet unique pour les personnes porteuses de handicap, cette réforme faite dans la précipitation a engendré des difficultés sur le statut des personnels ainsi que sur leur nombre.

À l’instar des autres structures du sanitaire et social, la maison du handicap du Puy-de-Dôme manque de moyens humains et financiers pour répondre dans des délais raisonnables aux demandes de prestations, et ce malgré le très grand dévouement des personnels. C’est particulièrement vrai pour les situations d’urgence. La MDPH manque de médecins, d’ergothérapeutes et de personnels administratifs. Dans cette structure aussi, la volonté d’économie est insidieuse et se joue par la prise en charge ou non de certaines pathologies et le niveau de la prise en charge, l’octroi ou non d’assistant de vie scolaire, etc.

Nous voulons enfin mentionner le problème lié à la prise en charge du handicap chez les personnes âgées de plus de 60 ans, l’APA ne pouvant constituer une solution toujours adaptée. Ici encore, nous déplorons qu’une solidarité nationale défaillante oblige trop souvent des familles aux revenus plus modestes et des proches à avoir à se débrouiller sans disposer du soutien financier et humain qu’ils seraient en droit d’attendre.

Connaissant votre sensibilité et votre dévouement à ces causes, nous ne doutons pas que nous nous rejoindrons pour les faire avancer.

Bien cordialement.

Lidia Lebas, Francis Vergne

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