Plus de justice sociale, de solidarité sans frontière et de fraternité, vite !

Nous aurions souhaité vous présenter des vœux plus sereins. Mais, comme beaucoup, nous sommes submergés par l’indignation et la colère : indignation à l’égard du monde de la finance qui se gave et saigne le peuple, colère à l’égard d’une classe politique qui confond aujourd’hui une extrême droite pétainiste et raciste, une droite qui ne s’en différencie guère et la deuxième droite au gouvernement et dont la politique est un bras d’honneur permanent adressé à ceux qui souffrent et se désespèrent.

Les vœux de Hollande ont été sans surprise : tout va continuer comme avant… mais en pire avec la poursuite des macroneries pour aujourd’hui (veto à tout « coup de pouce » au SMIC, toujours moins pour l’éducation, l’emploi, l’écologie, ou encore l’aide au développement.) comme pour demain avec dans les tuyaux le démantèlement annoncé du code du travail. Mais, rassurez-vous, les restrictions ne sont pas pour tout le monde ! Les grandes entreprises verront à nouveau leurs impôts baisser : « 33 milliards d’euros d’air frais » claironnent de concert Macron et le Medef.

La nouveauté de ces dernières semaines n’est donc pas la poursuite des politiques d’austérité, c’est la mise en place d’une politique sécuritaire et d’atteinte aux droits démocratiques, directement inspirée du programme et des idées les plus nauséabondes de l’extrême droite. La stigmatisation d’une partie de la population, la surveillance et la répression accrue à l’égard de tous ceux qui s’opposent à la politique anti sociale, le remodelage de la constitution dans un sens encore plus autoritaire, Le Pen et Sarkozy en ont rêvé, Hollande et Vals le font. Au bout de cette logique, il y a, si nous n’y mettons pas un coup d’arrêt, la destruction de la démocratie et la guerre.

Partout, en Europe, en France, en région, dans nos villes et nos campagnes, les fauteurs de désordre, d’injustice et d’insécurité sociale sont à la manœuvre. Chaque jour un peu plus le capitalisme prédateur pourrit la vie, désespère et humilie le peuple, chaque jour un peu plus les politiques de droite comme de gauche nous apportent la démonstration de leur servilité. Plus vite et plus nombreux nous serons à dire haut et fort : dégageons-nous de la dictature de la finance et dégageons ces politiques, et mieux cela sera. Voilà notre premier vœu. Mais parce que nous savons qu’un coup de colère ne suffira pas, il faudra s’organiser et passer à l’action, pas timidement, pas à la saint glinglin , pas chacun dans son coin car ce n’est pas efficace, mais tous ensemble, sans attendre et résolument. Unir nos forces et faire converger les luttes et les résistances. C’est là notre second vœu.

L’urgence à décréter concerne l’état d’urgence sociale écologique et démocratique. Ce sera là notre troisième vœu, car la première sécurité dont nous avons besoin est la sécurité sociale, le droit d’être protégé, non seulement d’assassins fanatisés mais aussi des agressions que nous subissons dans notre vie quotidienne contre nos revenus, nos emplois, nos retraites, notre environnement et nos territoires.

Pour conduire ce changement de cap, nous avons placé beaucoup d’espoir dans le Front de Gauche. Nous ne cacherons pas que nous sommes déçus d’avoir à constater qu’il n’a pas été à la hauteur. Encore récemment, lors des élections régionales, il s’est avéré incapable d’unir ses forces et d’incarner une alternative crédible à gauche. Nous avons la conviction que, s’il reste divisé, hésitant à se conduire au plan national comme au plan local en véritable opposition de gauche, empêtré dans des logiques d’appareils, il n’a plus d’avenir. C’est à la base que le Front de Gauche doit se relancer. Alors, n’hésitez pas : rejoignez Front de Gauche initiatives – Riom, Limagnes, Combraille !

A très bientôt.

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